Les Hameaux hybrides de la cité Parmentier

Les Hameaux hybrides de la cité Parmentier

170 Logements en REV3

170 Logements en REV3

Lens

Lens

Lens

Maîtrise d'ouvrage

Maisons & Cités

Maîtrise d'œuvre

La Septentrionale de construction [ent mand] + Miroux + Agence Houyez + Bioclim + HDM + Maxime Caucheteux

Année

2024

Statut

Livré

Catégorie

Logement

Budget

24 198 409 €HT

Surface

13 563 m²

Label

REV3 (lauréat trophée 2022) + E3C1 + Pretaterre

Photographe

LDK

En 2018, nous avons remporté le concours de la Cité Parmentier de Lens face au Louvre, sur 2 postulats fondamentaux, outre le volet technique très poussé sous REV3 :

Plutôt que d’imposer la masse de 170 logements à développer, nous avons choisi d’en modifier l’échelle et la perception. Penser non pas en chiffres globaux, mais en unités d’appropriation. 6 hameaux, chacun de 30 logements, pour donner aux habitants une échelle aimable, lisible, proche de leur quotidien.

La cité minière impose sa fragilité sociale et sa valeur patrimoniale comme points de départ. Nous refusons la démolition lourde pour conserver plus de maisons que les attendus du programme. Maintenir le cadre bâti comme repère affectif, puis recoudre les logements neufs autour pour reformer des unités d’habitation hybrides.

Les hameaux hydrides étaient nés !

Ce projet d’envergure, au-delà de ses qualités urbaines et sociales déjà racontées, incarne une démarche ambitieuse qui met en valeur l’intelligence technique. Une approche qui nous a d’ailleurs permis de remporter les premiers Trophées Rev3 du bâtiment durable, dans la catégorie Énergies renouvelables.

La méthode que nous avons adoptée a été la suivante : nous avons retissé une organisation de la cité composant maisons réhabilitées et logements neufs autour de petites unités d’une trentaine d’habitations appelées hameaux. Ces îlots devenaient aussi une échelle parfaite pour une gestion énergétique optimisée.

L’innovation principale repose sur l’utilisation de la nappe phréatique du Louvre. Celui-ci, ayant d’importants besoins en froid, il y rejette de la chaleur. Nous avons choisi de capter cette ressource pour mettre en place un dispositif géothermique : l’eau est prélevée, utilisée pour produire de l’énergie, puis réinjectée dans la nappe.

Pour améliorer le système, toutes les parties neuves ont été équipées de panneaux photovoltaïques, qui permettent l’admission de l’énergie dans le réseau via des contrats d’autoconsommation.

Les principales difficultés ont été de trouver le bon contrat avec les concessionnaires, d’orchestrer la mise en place avec les méthodes habituelles de facturation des maisons, et de maintenir un dialogue réglementaire adéquat, ce qui a été un long processus.

Aujourd’hui, les logements sont livrés et nous pouvons collecter nos premières données et commencer à évaluer le système, permettant un rééquilibrage à l’échelle de l’unité d’habitation.

L’objectif du projet a été de centraliser et d’organiser toutes ces données pour créer une sorte de « bible » du projet. Fort de cette expérience, nous sommes en train de travailler à sa reproductibilité.

Philippe Crapoulet, ingénieur thermicien, BET Bioclim

Create a free website with Framer, the website builder loved by startups, designers and agencies.